Fête du printemps

Fête du printemps



Le Nouvel An chinois tombe cette année le 29 Janvier 2006. Plus d'un milliard de Chinois et des centaines de millions d'habitants du Sud-Est asiatique le fêteront, comme toujours, dans une ambiance de grande ferveur et de joie. Chaque année chinoise est placée sous le signe d'un animal symbolique. L'année 2006 correspond à une année du Chien
Pour les Chinois, le Nouvel An traditionnel est aussi la fête du Printemps. Actuellement, à Taiwan, Hongkong et Macao et dans certains pays étrangers, on célèbre à la fois les fêtes religieuses à l'occidentale comme Noël et Pâques et les fêtes traditionnelles chinoises comme la Mi-automne et la fête du Printemps.

Comment on passe la fête du printemps ?

Accueillir le dieu de la Richesse



Selon des légendes populaires chinoises, le cinquième jour après le Nouvel An Chinois est l'anniversaire du dieu de la Richesse. Toutes les familles doivent alors faire un festin la veille au soir pour le féliciter.
Veiller toute la nuit la veille du Nouvel An
Cette coutume date des dynasties du Sud (420-589) et du Nord (386-581). On allume des bougies ou des lampes à huile et on veille toute la nuit, afin de chasser toutes les maladies fébriles et saisonnières et les mauvais esprits en attendant une année de bon augure. Cet usage s'est transmis jusqu'à nos jours.
Aujourd'hui, à la veille du Nouvel An du calendrier chinois, les chinois font claquer des pétards au dehors et dans la famille, ils se réunissent autour du poêle à charbon, beaucoup regardent les émissions spéciales à la télévision.

Tirer des pétards



Selon un proverbe populaire, on ''fait claquer les pétards une fois la porte ouverte'', disant ainsi adieu à l'année qui s'achève et saluant l'avènement de la nouvelle année.
Le Baozhu, tube de bambou à explosif (pétard), qui est une spécialité chinoise, date d'il y a plus de 2 000 ans. C'était dans l'antiquité un instrument acoustique destiné à chasser les épidémies et les mauvais esprits. Au début de la dynastie des Tang, les épidémies se multipliaient. Un certain Li Tian eut un jour l'idée de charger du nitrate dans des tubes de bambou. Après l'allumage, ceux-ci claquèrent et émirent une fumée épaisse, ce qui permit de chasser les miasmes dans les montagnes et de juguler ainsi la propagation de l'épidémie. C'étaient l'embryon des pétards au nitrate. Plus tard, la poudre fit son apparition. On remplit désormais des tubes de bambou avec du nitrate, du soufre, du charbon de bois, etc., d'où la naissance des Paozhang.

L'histoire du ''bonheur'' à l'envers



Le caractère ''bonheur'' évoque chance et fortune pour les chinois. Il n'est donc pas étonnant qu'au Nouvel An traditionnel ils aient l'habitude, aussi bien dans le passé qu'à présent, d'apposer à leur porte ce caractère pour exprimer leur aspiration à une vie heureuse et à un avenir meilleur.
Parmi le peuple, où cette tradition semble être plus vivace que chez les autres couches sociales, on a souvent tendance à coller ce mot à l'envers pour signifier, en jouant sur son homonymie, l'arrivée du ''bonheur'' ou de la ''chance''.

Enveloppe Rouge



Au moment de la fête du Printemps les parents préparent les étrennes (yasuiqian) pour leurs enfants et petits-enfants. On dit même qu'offrir des étrennes aux jeunes est pour les personnes âgées un excellent moyen d'éviter le malheur et les coups des démons, et donc de s'assurer une année de vie supplémentaire.

 

 

 

 

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